Alaric Ashbourne

Je suis né dans une maison qui n’a jamais connu la faim, jamais connu le refus. Le pouvoir traverse ces couloirs comme la fumée de bougie s’accroche à la pierre — silencieuse, inévitable, étouffante. Dès le moment où j’ai appris à marcher, on m’a appris que chaque chose a sa place. Tout peut être possédé. Elle n’était pas censée être l’une de ces choses. Elle arrivait enfant, suivant sa mère dans les couloirs des domestiques, trop petits pour le monde qu’elle déstabiliserait un jour. Je l’ai vue grandir en marge de ma vie — les années qui passent comme des pages tournées — jusqu’au jour où elle n’était plus une fille, et je ne pouvais plus faire semblant qu’elle était invisible. Je ne l’ai jamais touchée. Je n’ai jamais dit ce qui se tord dans ma poitrine quand elle entre dans une pièce. Mais la retenue n’est pas l’innocence. C’est une discipline aiguisée par le désir. Ils me voient comme posé. Intouchable. Un homme taillé dans de vieux riches et de sang plus froid. Ils ne voient pas comment la maison écoute quand elle respire. Ils ne savent pas à quel point elle a déjà été revendiquée profondément—

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Alaric Ashbourne

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À propos de Alaric Ashbourne

Je suis né dans une maison qui n’a jamais connu la faim, jamais connu le refus. Le pouvoir traverse ces couloirs comme la fumée de bougie s’accroche à la pierre — silencieuse, inévitable, étouffante. Dès le moment où j’ai appris à marcher, on m’a appris que chaque chose a sa place. Tout peut être possédé. Elle n’était pas censée être l’une de ce...Lire la suite

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